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NOTRE HISTOIRE, NOTRE AVENIR, NOTRE IDENTITÉ / OUR HISTORY, OUR FUTURE, OUR IDENTITY

(English version follows)

En tant qu’urbaniste, certaines réflexions que je lis sur cette plateforme me motivent. Les récents propos de Mme Keller et de M. Watt, notamment, nous éclairent sur des enjeux cruciaux de la présente campagne électorale municipale et m’interpellent comme candidat à l’élection du 7 novembre prochain.

D’abord, les propos Mme Keller me rejoignent, notamment lorsqu’elle exprime que nous sommes à un moment charnière de notre histoire et que nous avons le devoir de gérer notre village avec plus de cohérence. Puis les propos de M. Watt, dont je retiens l’importance d’accorder à la contribution citoyenne toute la place qui lui revient. Les citoyens sont l’âme qui donne tout son sens à un village et ils doivent faire équipe avec les gardiens du patrimoine et du devoir de mémoire. Sans une telle prise de conscience, notre village se dirige vers la perdre son identité.

Pour moi, la compréhension et la saine gestion de notre patrimoine représente le fondement même de l’identité de notre village. En ce sens, Mme Keller questionne notamment la place que devrait prendre notre Comité consultatif d’urbanisme et du patrimoine (CCUP). Ce Comité peut-il faire plus et peut-il faire mieux en matière de gestion de notre patrimoine ? Au cours de ma carrière professionnelle, j’ai eu pour mandat de créer et de piloter de telles instances. Ce que j’en retiens, c’est que ces Comités sont constitués avant tout de citoyens de bonne volonté, qui travaillent souvent sans professionnels de l’aménagement et qui doivent se prononcer sur des projets en fonction d’objectifs et des critères préétablis dans des règlements. Leur sensibilité au milieu et le gros bon sens sont ainsi mis à profit en fonction des balises préétablies. Cette façon de faire comporte des limites associées au contenu du coffre à outils qu’on leur met entre les mains. Si les outils ne sont pas adaptés au projet, le résultat risque parfois d’être questionnable.

En matière de compréhension du patrimoine de notre village, qu’il soit bâti, paysager, commémoratif ou autre, nous sommes malheureusement confrontés à des outils grandement imparfaits, qui exigent une importante mise à niveau.

À North Hatley nous gérons notre patrimoine via un « Règlement d’implantation et d’intégration architectural (PIIA) » qui comporte des objectifs généraux vagues, reposant sur une panoplie de critères tous aussi généraux et qui ne tiennent pas compte des différents aspects qui constituent notre patrimoine. Par exemple, un projet situé sur le chemin Magog est analysé avec les mêmes critères qu’un projet situé dans le noyau villageois, alors que les réalités de l’un n’ont pourtant rien à voir avec l’autre. Conçu à la fin des années 1990 et adopté en 2000, ce règlement n’est pas en mesure d’aider de façon optimale ni notre administration, ni notre CCUP. Les règles ne sont pas claires pour personne et l’analyse qui en résulte peut varier considérablement. 

Que dire maintenant du « Site patrimonial de North Hatley » ? Ce dispositif règlementaire créé en 1987, touchant uniquement le noyau villageois, semblait en fait avoir pour principal objectif de freiner les ambitions nébuleuses d’une personne qui procédait alors à l’achat massif de bâtiments dans notre village. Si cet outil ressemble à un moyen de sauvegarder notre patrimoine, dans les faits, le pouvoir qu’il nous accorde est très limité. Au mieux, ce règlement permet d’empêcher la démolition de bâtiments significatifs (et encore), mais n’encadre pas les modifications d’un bâtiment. Il a néanmoins l’avantage d’offrir une description sensible de plusieurs bâtiments anciens du noyau villageois.

C’est pour ce genre de préoccupations qu’il s’avère impératif que nous prenions dès maintenant le contrôle de notre développement. Ceux et celles qui ont participé à la récente démarche de planification stratégique ont clairement énoncé l’importance de conserver notre identité. Le temps n’est plus au statuquo, car nous sommes dans l’urgence d’agir sciemment pour l’avenir et le devenir de North Hatley. L’enjeu est majeur!

Le présent processus électoral nous interpelle aujourd’hui à mettre en place des personnes motivées, n’ayant pas peur de s’impliquer activement dans maintient des plus beaux atouts de notre village et de tous les éléments identitaires qui font de North Hatley un endroit si unique. Avec le Plan stratégique, nous nous sommes dotés d’une vision collective pour North Hatley. J’estime que nos futurs élus auront maintenant la responsabilité et le devoir de soumettre à la réflexion des citoyens, un plan d’actions concret. Tous les candidats sont-ils en mesure de relever un tel défi ? Il nous appartient maintenant à nous tous, citoyens et électeurs, de poser les bonnes questions aux candidats qui sollicitent un siège au sein du conseil municipal de North Hatley.

De par mon bagage de vie et mon expérience professionnelle, je me sens interpelé de près par cette réalité et pour être pleinement efficace, je sollicite une place à la table du prochain conseil municipal.

Richard Gourde, Urb, candidat au Siège Nº 4

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(Translated with www.DeepL.com/Translator)

As an urban planner, I am motivated by some of the thoughts I read on this platform. The recent comments of Ms. Keller and Mr. Watt, in particular, shed light on the crucial issues of the current municipal election campaign and challenge me as a candidate in the November 7 election.

First of all, Ms. Keller’s words resonate with me, especially when she expresses that we are at a turning point in our history and that we have a duty to manage our village with greater consistency. Then the words of Mr. Watt, from which I retain the importance of giving the citizen’s contribution its rightful place. Citizens are the soul that gives meaning to a village and they must team up with the guardians of heritage and the duty to remember. Without such awareness, our village is heading towards losing its identity.

For me, the understanding and good management of our heritage represents the very foundation of our village’s identity. In this sense, Ms. Keller questions the place that our Planning and Heritage Advisory Committee (PHAC) should take. Can this Committee do more and better in the management of our heritage? During my professional career, I have had the mandate to create and lead such bodies. What I have learned is that these committees are made up primarily of citizens of good will, who often work without planning professionals and who must decide on projects according to objectives and criteria established in regulations. Their sensitivity to the environment and common sense are thus put to good use according to pre-established guidelines. This approach has limitations associated with the content of the toolbox that is placed in their hands. If the tools are not adapted to the project, the result can sometimes be questionable.

When it comes to understanding the heritage of our village, whether it be built, landscaped, commemorative or other, we are unfortunately faced with highly imperfect tools that require significant upgrading.

In North Hatley, we manage our heritage through a “Règlement d’implantation et d’intégration architectural (PIIA)” which has vague general objectives, based on a panoply of criteria that are just as general and that do not take into account the different aspects that constitute our heritage. For example, a project located on Magog Road is analyzed with the same criteria as a project located in the village core, even though the realities of one have nothing to do with the other. Conceived at the end of the 1990s and adopted in 2000, this bylaw is not able to optimally help either our administration or our PUC. The rules are not clear to anyone and the resulting analysis can vary widely. 

What about the “North Hatley Heritage Site”? This regulatory device created in 1987, affecting only the village core, seemed in fact to have as its main objective to curb the nebulous ambitions of a person who was then proceeding with the massive purchase of buildings in our village. If this tool looks like a way to safeguard our heritage, in reality, the power it gives us is very limited. At best, this by-law allows us to prevent the demolition of significant buildings (and even then), but does not regulate the modifications of a building. Nevertheless, it has the advantage of offering a sensitive description of several old buildings in the village core.

It is for these types of concerns that it is imperative that we take control of our development now. Those who participated in the recent strategic planning process have clearly stated the importance of maintaining our identity. The time for status quo is over, because we must act consciously for the future and the future of North Hatley. The stakes are high!

The present electoral process calls upon us to put in place motivated people who are not afraid to get actively involved in maintaining the most beautiful assets of our village and all the elements of identity that make North Hatley so unique. With the Strategic Plan, we have given ourselves a collective vision for North Hatley. I believe that our future elected officials will now have the responsibility and the duty to submit a concrete action plan to the citizens for their consideration. Are all the candidates capable of taking up such a challenge? It is now up to all of us, citizens and voters, to ask the right questions to the candidates who are seeking a seat on the North Hatley municipal council.

Because of my background and professional experience, I feel that I am closely involved in this reality and in order to be fully effective, I am seeking a seat at the next municipal council table.

Richard Gourde, Urb, Candidate for Seat No. 4

Our Election – to be resolved / Notre élection – à résoudre

(français ci-dessous)

Friends, I have held off commenting on the upcoming elections but feel compelled to make some observations from my past experience as an elected councillor 4 different times. Often we are compelled to reflect on the previous 4 years administration which has been quite tumultuous. We have had town employees quit early in this administration and again in the last month, the take over of NHRS, locked gates at the beach, loss of the fire chief and members of the fire department, numerous rifts with our urbanism committee, etc. As stated that is all in the past but history reminds us to learn from events in the past. 

As a member of NHRS for 54 years, we have guided the town through varied activities and fundraisers which have moulded the facilities we now have. The public is probably unaware that in our last 10 years of operation, we raised over $300,000 which was used to improve our recreation facilities. We raised $60,000 – half the cost of purchasing the tennis courts from the NH Golf Club. We paid for a new roof, gallery and siding for the Pleasant View beach house. We even paid for the town employees time to do some of the improvements. Those funds came from our fund raisers such as the Antique Show, breakfasts and dances. The take over by the town made it free for users of the beach so what was lost was our financial resource by charging $80 for families to be members which included their swim lessons. Under the new plan, swim lessons were paid for by the users. The downside of this move was the loss of tennis and sailing lessons, kayaking, the snack bar and various other activités which we ran. The tennis courts were made free for all so often court times were filled up and the residents who paid to buy the courts couldn’t get on. This was pointed out to the town and that policy changed this past summer. Let’s be clear – free membership means the taxpayers pay. Not only that, but the financial contribution from NHRS stopped and community involvement halted.

As a councillor, I resigned my post when the parking issue was debated and made free. Let’s be clear, we are a tourist town with limited boundaries for growth. I argued that if tourists can’t put in a dollar to visit the park or hear a free concert, these people are not going to spend in our shops. When we expropriated and purchased the ‘park and parking lot’ we charged $2 for parking. The revenue each of the first 2 years was over $80,000 and we paid for the land. Then we reduced the cost to $1hr and netted around $40,000 after expenses. Since COVID the parking lot has been much more widely used and often full on weekends with bikers. They then park on our streets. Such revenues should have been used to maintain the parking lot or put aside to rebuild the marina. The parking lot was built over 15 years ago and is now showing pot holes in the spring. Previously we did not charge during the farmer’s market hrs. As a taxpayer, I object to using my taxes to provide tourist parking. There are 70 parking spaces in each lot – imagine the revenue we have lost. Last weekend, I went to Mt. Orford where the parking was $10 and it was packed. Magog charges for parking and now even the Pinnacle charges $6 per person. As it is now, NH taxpayers pay again.

Monies were spent on studies for amalgamation and town planning. In talking to councillors from the canton, they are not interested in joining us because of our debt. We have the enviable position of the highest tax rate in the townships and it seems in Quebec. We now share garbage collection, fire protection, water and recreation with the Canton so why would they want to amalgamate with us, even though we would carry our debts until paid down. 

The first phase of replacing our infrastructure occurred 15 years ago. That debt has still not been paid. Provincial guide lines for longevity of streets and roads is maximum 20 years. Guess where that puts us soon. The sidewalk in front of my house has dropped 8-10 inches toward the river and I was told in Sept that this was a major job requiring the foundation to be replaced. 

I commend those who have chosen to represent us but in my opinion these are questions that need to be answered by our representatives before you vote. To me, our debt is the major issue that needs to be addressed by the new administration.

– Michael Munkittrick

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Mes amis, j’ai retenu de commenter les élections à venir, mais je me sens obligé de faire quelques observations à partir de mon expérience passée en tant que conseiller élu à quatre reprises.  Souvent, nous sommes obligés de réfléchir sur les 4 dernières années d’administration qui ont été assez tumultueuses.  Nous avons vu des employés de la ville démissionner au début de cette administration et encore le mois dernier, la reprise du NHRS, des portes verrouillées à la plage, la perte du chef des pompiers et des pompiers, de nombreuses ruptures avec notre comité d’urbanisme, etc.  Comme indiqué, tout appartient au passé, mais l’histoire nous rappelle d’apprendre des événements du passé.

 En tant que membre du NHRS depuis 54 ans, nous avons guidé la ville à travers diverses activités et collectes de fonds qui ont façonné les installations que nous avons maintenant.  Le public ne sait probablement pas qu’au cours de nos 10 dernières années d’exploitation, nous avons amassé plus de 300 000 $ qui ont servi à améliorer nos installations de loisirs.  Nous avons collecté 60 000 $ – la moitié du coût d’achat des courts de tennis du NH Golf Club.  Nous avons payé pour un nouveau toit, une galerie et un revêtement pour la maison de plage Pleasant View.  Nous avons même payé le temps des employés de la ville pour faire certaines des améliorations.  Ces fonds provenaient de nos collecteurs de fonds tels que le Salon des antiquités, les petits déjeuners et les bals.  La prise en charge par la ville l’a rendue gratuite pour les utilisateurs de la plage. Ce qui a été perdu, c’est notre ressource financière en facturant 80 $ aux familles pour être membres, ce qui comprenait leurs cours de natation.  Dans le cadre du nouveau plan, les cours de natation étaient payés par les utilisateurs.  L’inconvénient de ce déménagement était la perte des cours de tennis et de voile, du kayak, du snack-bar et de diverses autres activités que nous organisions.  Les courts de tennis ont été rendus gratuits pour tous, si souvent les temps de court étaient remplis et les résidents qui ont payé pour acheter les courts ne pouvaient pas y accéder.  Cela a été signalé à la ville et cette politique a changé l’été dernier.  Soyons clairs – l’adhésion gratuite signifie que les contribuables paient.  Non seulement cela, mais la contribution financière du NHRS s’est arrêtée et la participation de la communauté s’est arrêtée.

 En tant que conseiller municipal, j’ai démissionné de mon poste lorsque la question du stationnement a été débattue et libérée.  Soyons clairs, nous sommes une ville touristique avec des limites de croissance limitées.  J’ai soutenu que si les touristes ne peuvent pas mettre un dollar pour visiter le parc ou entendre un concert gratuit, ces gens ne vont pas dépenser dans nos magasins.  Lorsque nous avons exproprié et acheté le « parc et parking », nous avons facturé 2 $ pour le stationnement.  Les revenus de chacune des 2 premières années étaient de plus de 80 000 $ et nous avons payé pour le terrain.  Ensuite, nous avons réduit le coût à 1 heure et obtenu environ 40 000 $ après dépenses.  Depuis COVID le parking est beaucoup plus utilisé et souvent plein le week-end avec les motards.  Ils se garent ensuite dans nos rues.  Ces revenus auraient dû être utilisés pour entretenir le stationnement ou mis de côté pour reconstruire la marina.  Le parking a été construit il y a plus de 15 ans et présente maintenant des nids-de-poule au printemps.  Auparavant, nous ne facturions pas pendant les heures du marché fermier.  En tant que contribuable, je m’oppose à l’utilisation de mes impôts pour fournir un parking touristique.  Il y a 70 places de stationnement dans chaque lot – imaginez les revenus que nous avons perdus.  Le week-end dernier, je suis allé au mont Orford où le stationnement coûtait 10 $ et c’était plein à craquer.  Magog facture le stationnement et maintenant même le Pinnacle facture 6 $ par personne.  Dans l’état actuel des choses, les contribuables NH paient à nouveau.

 Des sommes ont été dépensées pour des études de fusion et d’urbanisme.  En discutant avec des conseillers du canton, ils ne sont pas intéressés à nous rejoindre à cause de notre dette.  Nous avons la position enviable du taux d’imposition le plus élevé dans les cantons et il semble au Québec.  Nous partageons maintenant la collecte des ordures, la protection contre les incendies, l’eau et les loisirs avec le canton, alors pourquoi voudraient-ils fusionner avec nous, même si nous porterions nos dettes jusqu’à ce qu’elles soient remboursées.

 La première phase de renouvellement de nos infrastructures a eu lieu il y a 15 ans.  Cette dette n’a toujours pas été payée.  Les lignes directrices provinciales pour la longévité des rues et des routes sont au maximum de 20 ans.  Devinez où cela nous mène bientôt.  Le trottoir devant ma maison a chuté de 8 à 10 pouces vers la rivière et on m’a dit en septembre qu’il s’agissait d’un travail majeur nécessitant le remplacement des fondations.

 Je félicite ceux qui ont choisi de nous représenter, mais à mon avis, ce sont des questions auxquelles nos représentants doivent répondre avant de voter.  Pour moi, notre dette est le problème majeur auquel doit s’attaquer la nouvelle administration.

– Michael Munkittrick