Déneigement à North Hatley – III / North Hatley Snow Removal – III

 

(photo –  Radio-Canada)

(English follows)

Il est possible de faire les choses autrement

Cet article fait suite a celui apparaissant au haut que j’ai publié le 3 janvier dernier. Et à un autre publié par L’équipe Fanhca le 19 du même mois.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que je suis conscient du défi que représente le déneigent d’une municipalité construite dans une vallée. Cependant, je ne crois pas que ce soit une excuse pour ne pas questionner la Politique de déneigement du Village. Aussi, notez les citoyens ne vivent pas les effets néfastes de la politique de déneigement de North Hatley de la même façon. Certains d’entre vous, qui vivez loin des riveraines et des rues très inclinées, vivez sur de belles rue blanches et écolo en hiver. 

2 mois se sont écoulés depuis mon premier article. 2 mois durant lesquels, j’ai patiemment observé la situation. Pas plus tard que vendredi dernier, alors que seules quelques poussières de neige étaient tombées durant la nuit, la municipalité à procédée à l’épandage de sel et matière abrasive sur le Chemin de la Rivière et d’autre rues du village. Pourtant rien, à mon avis, ne le justifiait. Il restait suffisamment de gravier au sol pour assurer une bonne adhérence (test routier a l’appui).

Alors que je me posais la question le weekend dernier comment je pourrais aborder de nouveau ce que je considère comme un enjeu écologique et financier important, ce n’est ce que lundi matin que j’ai trouvé la réponse.  En lisant La Presse du Lundi 8 mars, je suis tombé sur un article écrit par Jean-Thomas Léveillé . «  Et si on utilisait moins de sel sur les routes ? ». La vie fait parfois bien les choses 😊.

L’article traite des écoroutes et de leurs avantages. Notez que mon commentaire dépasse largement l’article de La Presse car pour North Hatley les impacts négatifs de la politique actuelle de déneigement sont nombreux.

Ce que dit l’article en gros est simple. Penser rouler sur des routes sèches en hiver coûte cher au plan environnemental et financier. La solution….  Les « ÉCOROUTES »

Au Quebec on compte 23 écoroutes, dont une a Saint-Albert situé à une centaine de kilomètres de North Hatley.

Questions et réponses :

Qu’est-ce qu’une écoroute? 

  • C’est une route sur laquelle les produits de déglacage sont utilisés en dernier recours et les matières abrasives avec grande parcimonie.

Comment fait-on pour les entretenir en hiver?

  • Simple, on gratte la neige au lieu de tenter de faire fondre a tout prix.

Est-ce accepté par le Ministère des transports?

Oui, en autant que les conditions ci-dessous soient respectées :

  • La vitesse maximale permise affichée doit être de 80 km/h ou moins
  • La circulation ne doit pas être trop élevée.
  • La route doit être dépourvue de pentes ou courbes trop prononcées
  • Il faut aussi qu’une demande soit fait au Ministère des Transports du Québec (MTQ) et que la désignation serve à protéger un milieu vulnérable.

Une fois la demande acceptée un panneau comme celui-ci est installée pour prévenir les usagers de la route qu’ils s’engagent sur une chaussée où un « mode d’entretien alternatif » est utilisé, et les inviter à adapter leur conduite.

Quels sont les avantages?

Une réduction des coûts associés au déneigement

  • Selon La Presse, Les produits de déglaçage coûtent environ 100 $ la tonne (ceci n’inclut pas les frais d’épandage et les abrasifs).
  • Ce qui est répandu sur les routes en hiver doit être ramassé au printemps à grand frais par une firme spécialisée.  Ajouter à cela le coût et le temps de nettoyage pour les citoyens qui vivent sur les rues qui font l’objet des grands épandages (tout est couvert de poussière grisâtre au printemps).
  • Il est reconnu que les produits déglaçant et abrasifs accélère la dégradation des infrastructures (les routes et ce qu’il y a en dessous). Moins North Hatley en utilisera, mieux les infrastructures s’en porteront moins la municipalité devra dépenser en frais de réparation.

On protège notre lac, notre rivière, ses abords et notre eau potable

Selon l’article publié dans La Presse les produits de déglaçages sont toxiques pour l’environnement. Selon Marc Olivier, professeur-chercheur au Centre de transfert technologique en écologie industrielle, à Sorel, et professeur à l’Université de Sherbrooke ils portent une atteinte sévère à la biodiversité. Toujours selon l’article publié par LaPresse,  « Sur les premiers deux à trois pieds de chaque côté des routes [où on épand quantité de sel], la végétation qui réussit à pousser là n’est pas la même », note Marc Olivier. Seules les plantes les plus résistantes, comme l’herbe à poux, survivent et prolifèrent. »

Pour North Hatley, les sels de voiries (et les abrasifs) sont directement drainés dans le lac et rivière et menaces non seulement la survie des espèces aquatiques qui y vivent, mais ils menacent également notre santé car la municipalité puise notre eau potable dans le lac.

L’air que l’on respire 

Une fois sèche, les tonnes de sels et sables déversées sur nos rues se retrouvent éventuellement en suspensions dans l’air lorsque les voitures circulent ou que le vent souffle. Ce sont dans les poumons des piétons (et enfants) qu’une partie de ces particules finissent. En éliminant les produits de déglaçages et abrasifs, nous contribuons directement à notre santé.

Le tourisme

Si North Hatley était propre en hiver et en début de printemps, le village que l’on se vante d’être le « Joyaux » de l’Estrie serait plus attrayant. Admettrez que des rues brunes et dégoulinantes en hiver et poussiéreuse en début de printemps ça n’a rien d’attrayant. Imaginez tout ce que l’on pourrait proposer aux touristes si on faisait autrement.

Est-ce possible d’implanter des écoroutes a North Hatley?

À la lumière de cet article, vous aurez compris que OUI. Oui à condition que l’administration actuelle accepte de questionner de vieilles façons de faire et ose le changement.

Je sais qu’il est trop tard pour changer quoi que ce soit pour la saison hivernale 2020-2021, cependant, je sais également que c’est maintenant qu’il faut parler de l’hiver 2021-2022 et que c’est maintenant qu’il faut tous ensemble choisir de faire les choses autrement.

La municipalité a de la difficulté à joindre les 2 bouts et n’a pas les moyens de fermer les yeux sur le concept des « écoroutes ». 

Pour ce qui est du lac, de la rivière, de la flore et de la faune, eux aussi, s’ils pouvaient parler en auraient long à dire et j’en suis certain, crieraient haut et fort leur droit à l’existence. 

En terminant un petit clin d’œil à M. le Maire : M. le Maire, l’article de La Presse est la preuve qu’il est possible de faire les choses autrement. Oserez-vous faire les choses autrement M. Le Maire? 

Michel Desrosiers, citoyen de North Hatley

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(photo – Brian Merrett)

It is possible to do things differently.

This article is a follow-up to the one I published on January 3 and to another published by Team Fanhca on the 19th of the same month.

Before going any further, I would like to point out that I am aware of the challenge of maintaining the roads in the winter for a municipality built in a valley. However, I do not believe that this is an excuse not to revise the Village snow removal policy. Also, note that not all citizens experience the harmful effects of the snow removal policy in the same way. Some of you, who live far from the riverside and very sloping streets, live on beautiful white and more ecological streets in winter.

2 months have passed since my first article. 2 months during which I patiently observed the situation. As recently as last Friday, when only a few flakes had fallen overnight, the municipality spread salt and abrasive material on Chemin de la Rivière and other streets of the village. Yet, nothing, in my opinion justified it. There was still enough abrasive material left on the ground to ensure good grip (I did a road test myself).

While I was wondering last weekend how I could tackle again what I consider an ecological and financial issue, the answer appeared Monday morning in an article by M Jean-Thomas Léveillé in La Presse “What if we used less salt on the roads?” (in French only).

The article discusses the concept of “écoroutes” and its benefits. Note that my comment goes well beyond the La Presse article because for North Hatley the negative impacts of the current snow removal policy are numerous.

What the article says is simple. Thinking of driving on dry roads in winter is expensive both environmentally and financially. The solution…. The “ECOROUTES”

In Quebec there are currently 23 ecoroutes, including one in Saint-Albert, located about a hundred kilometers from North Hatley.

Questions and Answers :

What is an ecoroute? 

It is a road on which de-icing products are used as a last resort and abrasive materials very sparingly.

How do we maintain ecoroutes in winter?

Simple, we scrape the snow instead of trying to melt it at all costs.

Is it accepted by the Ministry of Transport (MTQ)?

Yes, as long as the conditions below are met:

  • The maximum permitted speed displayed must be 80 km / h or less.
  • Traffic should not be too high.
  • The road must be free of steep slopes or curves.
  • A request must also be made to the Ministry of Transport of Quebec (MTQ) and that the designation serves to protect a vulnerable environment.
  • Once the request is accepted a sign like the one appearing at the top of the page is installed to warn road users that they are entering a roadway where an “alternative maintenance mode” is used, and to invite them to adapt their driving.

What are the advantages?

Reduced costs associated with snow removal.

  • According to La Presse, de-icing products cost about $ 100 per tonne (this does not include spreading costs or abrasives products).
  • What is strewn on the roads in winter must be picked up in the spring at great expenses by a specialized firm. Add to that the cost and time of cleaning for the citizens who live on the streets which are the subject of the major spraying (everything is covered with gray dust in the spring).
  • It is well known that de-icing and abrasive products accelerate the degradation of infrastructures (the roads and what is below). The less North Hatley uses it, the better the infrastructure will be, the less the municipality will have to spend on repair costs.

We protect our lake, our river, its surroundings and our drinking water:

According to the La Presse article, de-icing products are toxic to the environment. The articles mentions that Marc Olivier, professor-researcher at the Center for Technology Transfer in Industrial Ecology, Sorel, and professor at the University of Sherbrooke, says that they are seriously damaging biodiversity. Again, according to the La Presse article, M Olivier, says “On the first two to three feet on either side of the roads [where a lot of salt is spread], the vegetation that manages to grow there is not the same,” notes Marc Olivier. Only the most resistant plants, such as ragweed, survive and proliferate. “

For North Hatley, road salts (and abrasives) are directly drained into the lake and river and not only threaten the survival of the aquatic species that live there, but they also threaten our health because the municipality draws our drinking water from the lake.

The air that we breathe: 

Once dry, the tons of salt and sand dumped on our streets eventually end up suspended in the air when cars are driven or the wind blows. Some of these particles end up in the lungs of pedestrians (and children). By eliminating de-icing and abrasive products, we are contributing directly to our health. 

Tourism

If North Hatley was clean in winter and early spring, the village that is said to be the “Jewels” of the Eastern Townships would be more attractive. Admit that brown and dripping streets in the winter and dusty in the early spring are not all that appealing. Imagine all that one could offer tourists if we would choose to do things differently.

Is it possible to implement ecoroutes in North Hatley?

From this article, you have understood that the answer is YES. Yes, provided that the current administration accepts to question the old ways of doing things and dares to change its practices.

I know it is too late to change anything for the 2020-2021 winter season, however, I also know that now is the time to talk about winter 2021-2022 and it is now we all must choose to do things differently.

The municipality is having difficulty making ends meet and cannot afford to close its eyes on the concept of “ecoroutes”.  

As for the lake, the river, the flora and the fauna, if they could speak, I’m certain they would have a lot to say and they would shout loud and clear their rights to exist.

In closing, a little nod to the Mayor. Mr Mayor, the La Presse article is proof that it is possible to do things differently. Will you dare to do things differently, Mr. Mayor?

Michel Desrosiers, North Hatley Citizen

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Paul St-Pierre
Paul St-Pierre
1 month ago

Thanks for this informative article. It is still possible to save our lake and river, if only the Administration would show some willingness to listen to its citizens.

michael grayson
michael grayson
1 month ago

Thank you Michel for your very thoughtful and thorough article on excessive salt use … we can only hope that “the penny drops” where it counts.
In November 2019, the Town spent at least $52,000 buying salt: 500 metric tons of the stuff! We do not know if this was sufficient for the winter. It seems that about one third of this was used on Route 108, which North Hatley is contracted by MTQ to maintain in winter..
This means that our local roads receive about 35 tons of salt. To that cost, we must add wages for spreading, buying abrasives and costs of equipment and maintenance : a considerable sum to spend, without counting the costs to the environment, to infrastructure, to corroding cars, etc.
North Hatley maintains Route 108 in winter … has the Village ever requested that Capelton Road, from Vaughan Road down to the lake (1.5 km) and the lakeside section of Magog Road (1 km).be treated as an Ecoroute?
An example of such treatment, very close to here, is a stretch of Route 247 running beside Fitch Bay in the Canton de Stanstead.
Moreover, many kinds of vegetation die from salt spray or salt reaching their roots, not the least being certain species of tree. Maples are especially vulnerable. ,

Michel Desrosiers
Michel Desrosiers
1 month ago

@Paul and Michael, we as citizen, need to do all there is in our power to put an end to the archaic way NH deals with the winter. This is everything but sustainable. I took a walk through the village yesterday. The amount of material that is on the ground is insane. As for Capleton, I drove on it yesterday and I do not have words for it. Actually I do, an “environmental disaster”.

Patricia Lemieux
1 month ago

I completely agree. Every time there is the smallest amount of snow, the trucks are out spreading salt or sand. The sand already on the road is ample and this is totally unnecessary. Our taxes are too high but one gets the impression that the village is looking for ways to spend money. The empty parking lot in front of the closed beach is snow plowed as soon as there is one cm. of snow.